Antonin Artaud
Lycée polyvalent
MARSEILLE / Tél. 04 91 12 22 50
 

Festival de Cannes 2010

mardi 19 octobre 2010

Le billet d’humeur de Manu

COQUILLAGES ET CRUSTACES, SUR LA PLAGE ABANDONNEE

Ça m’étonnerait bien que la petite Brigitte parlait de la plage de Cannes !
P’tites mémés, vieux pépés, un bon lot de bobos, quelques starlettes, pas mal de cinéphiles et surtout, surtout, des touristes : moi, c’est pas ça que j’appellerais une « plage abandonnée » !

En effet, à l’occasion de notre week-end sur la Croisette, nous avons tout vu. Du cortège de raëliens malins déguisés en gentils hippies, jusqu’au chien-chien à sa mémère trimballant son « WC portatif » : nous avons tout dit, je vous dis !

Ne pensez pas pour autant que c’était la bamboula VIP pendant deux jours non-stop. Mais pour les êtres à l’imagination débordante que nous sommes, la simplicité fait le bonheur. Définissons donc la simplicité : un beau soleil, une bonne humeur permanente, un petit resto avec vue sur le Palais des Festivals, une bonne bouteille de champagne autour d’une table, sans oublier des films, des films et des films. La voilà, la définition de la simplicité selon l’Atelier cinéma du lycée Antonin-Artaud.


Les critiques de films

UN CIRCUIT EPINEUX - PRUDENCE, OU PAS

Belle Epine de Rébecca Zlotowski par Hélène

Belle Epine est un long-métrage dramatique français, écrit et réalisé par Rébecca Zlotowski, diplomée en Lettres modernes et de l’école de cinéma la FEMIS.
Le thème est commun, l’adolescence difficile, mais s’écarte pourtant du stéréotype et parvient à accrocher le spectateur.

L’histoire se déroule à la fin des années 70. Prudence Friedman a 17 ans, elle vient de perdre sa mère, son père est à l’étranger et sa soeur est assez absente pour que Prudence se retrouve seule dans l’appartement.
En guise d’échappatoire, elle essaie d’intégrer une bande de motards intrépides qui tournent sur le circuit de Rungis, (Agir pour ne pas penser.)

Léa Seydoux (24 ans) que l’on avait appréciée dans le film de Christophe Honoré la belle personne, joue ici son plus grand rôle et crée son personnage de toute pièce ("il y a plus de moi dans la souveraine de Robin des bois dernier film de Ridley Scott que dans cette ado paumée !" ; " Il a fallu tout exprimer puis tout effacer", ajoute Rébecca Zlotowski)

Le film peint en fait le portrait de la jeune fille renfermée. Ce qui m’a plu, c’est cette intériorité qui cherche à s’exprimer.
Le film est tourné en caméra à l’épaule avec une image qui fait ressortir l’instabilité du personnage, quand les effets de flou la placent à part. On la suit dans son illusion de liberté, sous l’oppression de la pluie, dans sa vie nocturne. Elle vit beaucoup d’expériences en un temps court, et semble indifférente aux conséquences.

Le spectateur ressent clairement un appel de détresse, une sirène d’alarme qui n’obtient pas de réconfort.

 
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